Vepeside 100 mg/5 ml, solution pour perfusion : Fiche Détaillée
- À propos
- Indications: pourquoi le prendre?
- Contre indications: pourquoi ne pas le prendre?
- Posologie et mode d'administration
- Mises en garde et précautions d'emploi
- Grossesse et allaitement
- Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
- Effets indésirables
- Surdosage
- Propriétés pharmacologiques
- Durée et précautions particulières de conservation
Vepeside 100 mg/5 ml est un médicament mis à disposition dans le milieu hospitalier sous forme de solution injectable pour perfusion iv (5) à base de Etoposide (20 mg/mL).
Mis en vente le 15/05/1995 par GENOPHARM et retiré du marché le 26/11/2009. Médicament pris en charge par les collectivités et rétrocédable par les pharmacies hospitalières par prolongation des conditions d'inscription.
À propos
- Etoposide
Principes actifs
- Benzylique alcool
- Polysorbate 80 (E433)
- Citrique acide (E330)
- Macrogol
- Ethanol
- Gaz d'inertage :
- Carbone dioxyde
Excipients
antinéoplasiques et immunomodulateurs
antinéoplasiques
alcaloides végétaux et autres médicaments d'origine naturelle
dérivés de la podophyllotoxine
etoposide
Classification ATC
Statut
Ce médicament a été autorisé sur le marché entre le 15/05/1995 et le 26/11/2009.
Indications : pourquoi le prendre?
Indications d’utilisation- Carcinome embryonnaire testiculaire
- Cancer bronchique
- Choriocarcinome placentaire
- Cancer du sein
- Lymphome malin hodgkinien
- Lymphome malin non hodgkinien
- Leucémie aiguë
Indications thérapeutiques
Le Vépéside a démontré son activité en monochimiothérapie ; toutefois, il n'est habituellement utilisé qu'en association, dans les protocoles de polychimiothérapie dans :
- les carcinomes embryonnaires du testicule ;
- les cancers bronchiques à petites cellules ;
- les cancers bronchiques non à petites cellules ;
- les choriocarcinomes placentaires ;
- les cancers du sein antérieurement traités ;
- les lymphomes malins hodgkiniens et non hodgkiniens ;
- les leucémies aiguës : dans le traitement d'induction de la rémission complète des formes en rechute, et dans certaines modalités de traitement d'entretien de la rémission complète.
Dans ces deux dernières indications que sont les lymphomes malins et les leucémies aiguës, le Vépéside peut être également utilisé dans des protocoles d'intensification thérapeutique.
L'activité immunosuppressive du Vépéside administré seul dans la prévention du rejet de la greffe n'est pas documentée.
Contre indications : pourquoi ne pas le prendre ?
- Hypersensibilité antérieure démontrée vis-à-vis de ce médicament.
- Grossesse et allaitement.
L'injection intraveineuse directe est proscrite.
Posologie et mode d'administration
- Par voie intraveineuse, le produit s'administre dans une perfusion de sérum physiologique ou de sérum glucosé, d'une durée qui ne doit pas être inférieure à 60 min. La dilution doit se faire extemporanément.
- Les doses unitaires usuelles sont comprises entre 50 et 150 mg/m²/24 h. Le plus souvent pendant 1 à 3 jours selon le protocole utilisé.
- Dans les protocoles d'intensification thérapeutique (leucémies aiguës, lymphomes malins) :
. 40 à 60 mg/kg en dose unique, lorsque le Vépéside est associé à l'irradiation corporelle totale fractionnée ;
ou :
. 40 mg/kg en dose unique ou 300-400 mg/m² pendant 3 jours consécutifs, lorsque le Vépéside est associé à d'autres chimiothérapies,
3 à 8 jours avant la greffe, en perfusion sur 4 heures.
- Vépéside peut être dilué dans des solutions injectables de chlorure de sodium à 0,9 pour cent, de glucose à 5 pour cent, de B27.
- Une solution diluée non limpide ne doit pas être utilisée.
- Les temps de passage de la perfusion ne doivent pas être inférieurs à 60 minutes. En particulier, l'injection intraveineuse directe est proscrite.
Mises en garde et précautions d'emploi
Cette spécialité est réservée à l'usage hospitalier.
- Une surveillance médicale stricte doit être assurée. En particulier, des contrôles sanguins réguliers et périodiques (commençant avant la prescription du produit, qu'il s'agisse d'une première administration ou d'une reprise de traitement) sont indispensables.
- L'utilisation doit être pesée en fonction du risque de myélosuppression chez les sujets ayant une leucopénie inférieure à 3000/mm3 et/ou une thrombopénie inférieure à 100000/mm3.
- Chez l'insuffisant rénal dont la clairance plasmatique à la créatinine est inférieure à 60 ml/min, il convient de réduire les doses en fonction de ce paramètre pour chaque patient (voir propriétés pharmacocinétiques).
- Le Vépéside, solution injectable, n'est utilisable que par voie intraveineuse stricte en perfusion (voir posologie et mode d'administration).
- Conduite à tenir en cas d'extravasation sous perfusion intraveineuse :
. arrêter la perfusion aux premiers signes de brûlures ;
. injecter par voie sous-cutanée un corticoïde (100 à 300 mg d'hydrocortisone ou 4 à 12 mg de dexaméthasone) autour de la lésion ;
. appliquer une pommade à l'hydrocortisone à 1% sur la zone infiltrée, jusqu'à disparition de l'érythème ;
. appliquer des pansements secs, pendant 24 heures, sur la zone infiltrée.
Grossesse et allaitement
L'utilisation de l'étoposide est contre-indiquée chez la femme enceinte et en cas d'allaitement (voir contre-indications).
Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions
A PRENDRE EN COMPTE :
- ciclosporine (risque d'immunodépression excessive et de pseudolymphomes) ;
- vaccins vivants atténués (risque de maladie généralisée éventuellement mortelle) ; utiliser le vaccin inactivé lorsqu'il existe.
Effets indésirables
- Leucopénie et, plus rarement, thrombopénie, réversibles et non cumulatives (voir précautions d'emploi), dépendantes de la dose (facteur limitant).
- Une hypotension artérielle peut être observée en cas d'administration intraveineuse trop rapide, inférieure à 60 min (voir posologie et mode d'administration).
- Des réactions anaphylactiques (notamment cardiopulmonaires) peuvent être occasionnellement observées. Elles imposent l'arrêt de la perfusion.
- Des doses cumulées élevées de Vépéside peuvent accroître le risque de leucémie myéloïde aiguë secondaire, en particulier chez l'enfant traité pour lymphome non hodgkinien. Ce risque est évalué à 1,4% entre la seconde et la sixième année suivant l'instauration du traitement dans les lymphomes non hodgkiniens, et à 0,5% dans les lymphomes hodgkiniens et les leucémies lymphoïdes aiguës. Ce risque doit être comparé aux bénéfices attendus du traitement.
- Nausées et vomissements, dans un tiers des cas environ.
- Alopécie : réversible et inconstante.
- Paresthésies périphériques : rarement.
- L'apparition de mucites sévères représente un facteur limitant aux fortes doses (à partir de doses totales supérieures on égales à 2000 mg).
Surdosage
Aucun antidote spécifique n'est actuellement connu.
L'étoposide et ses métabolites ne sont pas dialysables.
Propriétés pharmacologiques
DERIVE DE LA PODOPHYLLOTOXlNE.
CYTOSTATIQUE ACTIF SUR L'ADN.
(L : anticancéreux et immunosuppresseurs).
L'étoposide est un dérivé semi-synthétique de la podophyllotoxine faiblement hydrosoluble. Il inhibe l'entrée en mitose (prophase) des cellules tumorales, par action sur la topo-isomérase II. Aux fortes concentrations, une lyse des cellules en mitose est observée.
- La distribution dans le liquide céphalorachidien est variable et faible ; le produit se distribue essentiellement dans le foie, le rein, la rate, le cerveau, le coeur, l'intestin.
- Environ 94% du produit circulant sont liés aux protéines plasmatiques.
- Après administration par voie intraveineuse, les concentrations plasmatiques augmentent proportionnellement à la dose injectée dans l'intervalle de doses allant de 0 à 3 g/m². La rapidité de l'élimination de l'étoposide est compatible avec le délai respecté entre la fin de la chimiothérapie d'intensification et la réinjection de cellules souches hématopoïétiques (72 h, en général).
- L'étoposide est caractérisé par une demi-vie plasmatique de 6,8 heures si moyenne (3-12 heures) après administration intraveineuse.
- L'élimination urinaire de l'étoposide est de l'ordre de 30 à 60%, dont 25 à 50% sous forme de produit inchangé.
- Chez l'insuffisant rénal, la clairance plasmatique est significativement corrélée avec celle de la créatinine quand celle-ci est inférieure à 60 ml/min/1,73 m², nécessitant un ajustement des doses dans cette population.
- Chez l'insuffisant hépatique, clairance et demi-vie plasmatique sont inchangées par rapport à la population de référence.
Durée et précautions particulières de conservation
Durée de conservation :
3 ans.
Précautions particulières de conservation :
Ne pas conserver à une température inférieure à 8°C (réfrigérateur notamment) en raison d'une augmentation de viscosité de la solution.
- Sur le plan physicochimique, la compatibilité des solutions diluées de Vépéside (< = 0,4 mg/ml) a été démontrée avec les solutions de cisplatine, de paraplatine, de chlorhydrate d'alizapride, de métoclopramide et de tropisétron, lorsque les deux produits sont co-administrés par l'intermédiaire d'un système de perfusion en Y.
- Le Vépéside, comme toutes les autres solutions injectables non aqueuses, doit être prélevé au moyen d'une seringue en verre ou en polypropylène type Plastipak.
- Vépéside peut être dilué dans des solutions injectables de chlorure de sodium à 0,9 pour cent, de glucose à 5 pour cent et de B27.
- La compatibilité physicochimique des solutions diluées de Vépéside de faible concentration (< = 0,4 mg/ml) a été démontrée avec des seringues en polypropylène de type Plastipak, des poches en PVC mou type Viaflex et des tubulures de perfusion type Perfuopaque ou Souplix ou Infupal.
- La compatibilité des solutions de forte concentration (10 mg/ml) a été démontrée avec :
. des seringues en polypropylène de type Plastipak,
. des tubulures de perfusion type Perfuopaque ou Souplix ou Infupal mais uniquement en association avec des flacons de verre.
- Les poches en PVC ne doivent pas être utilisées à cette concentration (relargage important de phtalates).
Type de matériel d'administration à utiliser : voir incompatibilités.
- Les solutions diluées de Vépéside aux concentrations en étoposide inférieures ou égales à 0,4 mg/ml ou aux concentrations supérieures ou égales à 10 mg/ml sont stables pendant au moins huit heures, à température inférieure ou égale à 25°C.
- Les concentrations intermédiaires (supérieures à 0,4 et inférieures à 10 mg/ml) ne doivent pas être utilisées, l'étoposide risquant de précipiter.
- A des températures supérieures à 25°C, la durée de stabilité des solutions diluées de Vépéside est diminuée.
Ampoules autocassables en verre blanc de type I de 5 ml ; boîte de 5.
